ESPACE & PARANORMAL

Lieu où se rencontrent Espace et Paranormal
 
AccueilPortailGalerieFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Planètes extra-solaire ou Exoplanètes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
SuperNejat
Administrateur du Forum
Administrateur du Forum


Masculin
Nombre de messages : 351
Age : 44
Localisation : 59/Nord
Points : 748
Date d'inscription : 16/05/2008

MessageSujet: Planètes extra-solaire ou Exoplanètes   Ven 20 Juin 2008 - 18:15

Exclusif Ciel et Espace : Une exoplanète de moins de 3 masses terrestres détectée


C’est la plus petite des exoplanètes connues à ce jour. Avec moins de 3 masses terrestres, celle-ci a été décelée à l’été 2007 par la méthode des «microlentilles», qui consiste à repérer une étoile et son éventuelle planète grâce à la lumière d’une autre étoile située en arrière-plan. Mais il a fallu de longs mois de travail à l’équipe internationale de chercheurs dirigée par David Bennett, de l’Université de Notre-Dame (Indiana, États-Unis) pour en déterminer les caractéristiques. Et surtout, pour vérifier la solidité de la découverte. Malgré les marges d’incertitude inhérentes à cette méthode, le record précédent, qui était de 5 masses terrestres, est aujourd’hui battu.
MOA-2007-BLG-192-Lb, c’est son nom, est très probablement une planète solide. Elle tourne autour d’une étoile située très loin de nous, à 3 500 années-lumière dans la constellation du Sagittaire, en direction du centre de notre galaxie. Elle séparée de son étoile par environ 0,8 unités astronomiques – soit à peu près la distance Soleil-Vénus – et boucle une révolution autour de celle-ci en trois ans environ. «Les estimations montrent que la masse de l’étoile est à peu près de 0,06 fois celle du Soleil. C’est soit une naine brune, soit une étoile classique de faible masse», précise Pascal Fouqué, chercheur à l’observatoire Midi-Pyrénées, qui a participé à l’analyse des données. Ce n’est donc pas une étoile comparable au Soleil, et la lumière qu’elle émet est beaucoup plus faible. Conséquence : sur la planète, la température est en théorie glaciale : -250°C environ ! Ce n’est donc pas une Terre. «À moins que son atmosphère soit constituée d’un gaz comme par exemple l’hydrogène moléculaire, capable par effet de serre de retenir la chaleur interne de la planète…» imagine Pascal Fouqué. Une hypothèse parmi d’autres, mais on se prend à rêver…
Revenir en haut Aller en bas
http://nejatspace.nforum.biz
SuperNejat
Administrateur du Forum
Administrateur du Forum


Masculin
Nombre de messages : 351
Age : 44
Localisation : 59/Nord
Points : 748
Date d'inscription : 16/05/2008

MessageSujet: Découverte de la première exoplanète tellurique !   Mer 2 Juil 2008 - 18:59

Découverte de la première exoplanète tellurique : une grosse Terre glacée ?

Source : Institut d'Astrophysique de Paris

À une très grande distance de notre propre système solaire, des astrophysiciens ont mis en évidence l'existence d'une exoplanète dont les caractéristiques se rapprochent de celles de notre Terre, sans en être une sœur jumelle. Située à environ trois fois la distance Terre-Soleil de son étoile, il lui faut 10 ans pour en faire le tour et sa masse est environ 5 fois plus importante que celle de la Terre. La température de sa surface est estimée à 53 kelvins (-220 degrés Celsius). Elle est donc solide, probablement composée de roches et de glace. Le modèle théorique de la formation de notre système solaire, qui propose que les planètes se forment par accrétion de petits corps rocheux, s'en trouve ainsi renforcé.
Cette planète, baptisée OGLE-2005-BLG-390Lb, avec une température proche de celle de Neptune ou de Pluton (53 K), est trop froide pour abriter la vie, mais à de grandes chances d'être la plus petite exoplanète identifiée à ce jour. Elle est située dans la constellation du Sagittaire, près du cœur de la Voie lactée, notre Galaxie. La distance entre cette planète et la Terre est d'environ 22 000 années-lumière.
Les auteurs de cette découverte, par la technique des microlentilles gravitationnelles, sont les astronomes de la collaboration PLANET (Probing Lensing Anomalies NETwork), dirigée par Jean-Philippe Beaulieu, de l'Institut d'astrophysique de Paris. C'est la troisième planète extrasolaire trouvée grâce à cette technique prometteuse. Les résultats sont publiés dans la revue anglaise Nature du jeudi 26 janvier 2006 et cosignés par 73 auteurs appartenant à 32 établissements de 12 pays différents (France, États-unis, Australie, Royaume-Uni, Danemark, Allemagne, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Chili, Autriche, Pologne, Japon).
L'effet de microlentille gravitationnelle
L'effet de microlentille gravitationnelle a été prédit par Einstein en 1936. La relativité générale indique que la lumière est déviée par les corps massifs, par exemple les étoiles (lentille gravitationnelle). Lorsqu'une petite étoile (la lentille) est alignée exactement avec une autre étoile plus lointaine (la source), la lumière est focalisée et l'étoile-source (Fig. 1) paraît plus brillante. Cette amplification de lumière a été observée pour la première fois en 1993 par les projets MACHO, EROS et OGLE.

La technique des microlentilles gravitationnelles n'est pas limitée en distance, puisqu'il suffit que l'étoile-lentille passe devant l'étoile-source, située en général à proximité du Centre galactique, soit à 25 000 années-lumière en moyenne. Si l'étoile-lentille est double, la courbe d'amplification de l'éclat se modifie en fonction du rapport de masse des composantes, de leur séparation et de leur trajectoire dans le ciel. L'effet est purement géométrique, et on peut ainsi détecter des composantes de faible masse, par exemple des planètes autour de l'étoile-lentille. C'est ce qui a été réalisé pour la première fois en 2003, puis en avril 2005, mais dans ces deux cas la planète était plus massive que Jupiter et donc gazeuse.
D'autres techniques permettent de trouver des exoplanètes. Parmi elles, la première et la plus efficace, appelée méthode des vitesses radiales, consiste à mesurer le mouvement de l'étoile autour du centre de gravité du système étoile-planète. Cette légère oscillation de l'étoile autour du centre commun est mise en évidence par la variation de sa vitesse, mesurée par effet Doppler-Fizeau. Lorsque l'étoile se rapproche de nous, les raies de son spectre se décalent vers le bleu et inversement lorsqu'elle s'éloigne, elles se décalent vers le rouge. C'est ainsi que la première exoplanète a été trouvée en 1995 par deux astronomes suisses de l'Observatoire de Genève : Michel Mayor et Didier Queloz. Aujourd'hui, environ 170 planètes ont été détectées par cette technique. Cependant, pour que l'oscillation de l'étoile soit observable, il faut trois conditions : qu'elle soit a moins de 300 années-lumière de la Terre, que la planète soit massive et proche de son étoile. On trouve ainsi ce qu'on a appelé des Jupiters chauds.
Cette technique partage avec celle des microlentilles gravitationnelles et des transits (passage de la planète devant l'étoile détecté par la diminution du flux de l'étoile due à l'ombre de la planète) le fait d'être indirecte : la planète n'est pas vue, son existence et ses caractéristiques sont déduites des effets induits sur l'étoile. La détection directe de la planète est très difficile, puisqu'elle n'émet pas de lumière propre, mais se contente de réfléchir celle de son étoile : elle est donc noyée dans l'éclat de celle-ci. Il a fallu attendre 2004 pour la première détection directe d'une exoplanète orbitant une naine brune à plus de 50 unités astronomiques. Dans ce cas, il faut que l'étoile soit proche de nous, que la planète soit massive, mais qu'elle soit très éloignée de son étoile pour qu'on puisse la distinguer.
Seules la méthode des vitesses radiales et celle des microlentilles gravitationnelles peuvent détecter des planètes dans la zone dite « habitable » autour d'une étoile, c'est-à-dire ni trop près, ni trop loin, et pouvant héberger des planètes ni trop chaudes, ni trop froides (pouvant receler de l'eau liquide). En utilisant la première méthode, une équipe a récemment découvert une planète de 7,5 masses terrestres dans un système en contenant déjà deux, mais sa distance est d'un cinquantième de la distance Terre-Soleil, et la planète est donc très chaude (570 K).
L'étoile-lentille autour de laquelle tourne OGLE-2005-BLG-390Lb avait été repérée par l'équipe polonaise-américaine de OGLE (Optical Gravitational Lensing Experiment) menée par Andrzej Udalski le 11 juillet 2005, dans le cadre de leurs observations régulières du Bulbe galactique. Toute étoile dont l'éclat varie est signalée à plusieurs autres équipes internationales d'astronomes qui en assurent le suivi.
Le réseau PLANET
Parmi ces équipes, la collaboration PLANET regroupe trente deux astronomes provenant de dix pays et utilise cinq télescopes répartis dans l'hémisphère sud : au Chili, en Australie et en Afrique du Sud. Cela permet de suivre les alertes d'OGLE de façon continue, chaque télescope prenant le relais du précédent lorsque la nuit se termine sur un continent et commence sur un autre. Comme le dit Jean-Philippe Beaulieu : « Pour les astronomes de PLANET, le Soleil ne se lève jamais… ».
Le but de ce suivi est de détecter des anomalies sur la courbe d'amplification (Fig. 2), qui pourraient trahir l'existence d'une planète autour de l'étoile qui passe entre l'observateur et l'étoile-source. C'est ce qui s'est produit la nuit du 10 août 2005, lorsque deux astronomes, Pascal Fouqué (Observatoire Midi-Pyrénées, France) et Kristian Woller (Niels Bohr Institute, Danemark), observant sur le télescope Danois de 1,5 m à l'Observatoire de La Silla, ont noté une déviation en flux, alors que l'amplification de la source était presque terminée, après avoir franchi son maximum le 31 juillet 2005

L'insert montre un agrandissement de la déviation due à la planète et correspond à la nuit du 10 août 2005. Les deux premiers points rouges correspondent à la détection de l'anomalie au télescope Danois et les points bleus mesurés à Perth montrent l'importance d'alerter les collègues lorsqu'une anomalie a été détectée.
Les astronomes ont alerté leurs collègues australiens, qui ont pu confirmer une variation d'éclat anormale d'une durée de 7 heures. Le lendemain, les équipes de OGLE et de MOA (Microlensing Observations in Astrophysics, collaboration Nouvelle-Zélande-Japon) ont confirmé la détection et les modélisateurs se sont mis au travail pour voir si la présence d'une planète pouvait expliquer la déviation.
Un astronome allemand, Daniel Kubas (PLANET & University of Potsdam, Potsdam, Germany), un américain, David Bennett (PLANET & University of Notre Dame, Notre Dame IN, USA) et un français, Arnaud Cassan (PLANET & IAP-CNRS-UPMC), ont alors montré indépendamment qu'il s'agissait bien d'une planète, mais qu'en plus sa masse était la plus petite jamais mesurée pour une planète hors du système solaire, de l'ordre de 5 masses terrestres !
Pourra-t-on voir un jour cette planète directement ?
Non, à cause de sa grande distance : 22 000 années-lumière. Elle est donc plus proche de l'étoile-source que de notre système solaire. On peut par contre espérer, d'ici 5 à 10 ans, détecter l'étoile-lentille, que son mouvement propre aura écarté suffisamment de l'étoile-source pour qu'un interféromètre tel que le VLTI (ESO, Chili) ou un coronographe équipé d'optique adaptative (Planet Finder sur le VLT) puisse séparer les deux étoiles. Cela permettra de mieux connaître la masse de la planète.



Dernière édition par SuperNejat le Mer 2 Juil 2008 - 19:11, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://nejatspace.nforum.biz
Leyka



Féminin
Nombre de messages : 9
Age : 26
Localisation : Hautes-Pyrénées
Emploi/loisirs : Tokio Hotel et High school musical,Medicopter 117
Points : 0
Date d'inscription : 06/06/2008

MessageSujet: Re: Planètes extra-solaire ou Exoplanètes   Ven 18 Juil 2008 - 12:53

la aussi g lu hihi cherry
Revenir en haut Aller en bas
Geist97



Masculin
Nombre de messages : 15
Age : 28
Localisation : Nîmes
Points : 46
Date d'inscription : 13/06/2008

MessageSujet: Re: Planètes extra-solaire ou Exoplanètes   Ven 25 Sep 2009 - 21:08

En 2008 une Exoplanète à été découverte pas un satellite explorateur je me trompe?
Revenir en haut Aller en bas
SuperNejat
Administrateur du Forum
Administrateur du Forum


Masculin
Nombre de messages : 351
Age : 44
Localisation : 59/Nord
Points : 748
Date d'inscription : 16/05/2008

MessageSujet: Une exoplanète observée dans sa course autour de son étoile   Ven 11 Juin 2010 - 15:23

Pour la première fois, des astronomes ont été capables de suivre directement une exoplanète alors qu’elle se déplaçait d’un côté à l’autre de son étoile. Cette planète a de loin l’orbite la plus petite de toutes les exoplanètes observées de manière directe, se trouvant aussi proche de son étoile que Saturne l’est du Soleil. Les scientifiques pensent qu’elle pourrait s’être formée de la même manière que les planètes géantes du système solaire. Etant donné que l’étoile est très jeune, cette découverte prouve que les planètes géantes gazeuses peuvent se former dans des disques en seulement quelques millions d’années, une période relativement courte à l’échelle du temps cosmique.



Seulement âgée de 12 millions d'années environ, soit moins de 3% de l'âge du Soleil, Bêta Pictoris est 1,75 fois plus massive que notre étoile. Située à près de 60 années-lumière dans la constellation du Peintre, elle est l'un des exemples les plus connus d'étoile entourée d’un disque de débris de poussière. De précédentes observations ont montré un gauchissement du disque, un disque secondaire incliné et des comètes tombant sur l'étoile. "Ces informations étaient indirectes, mais constituaient des signes très révélateurs, suggérant la très probable présence d’une planète massive et nos nouvelles observations le prouvent maintenant de manière définitive", indique la responsable de l’équipe, Anne-Marie Lagrange, directrice de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et membre du Laboratoire d’Astrophysique de Grenoble (LAOG). "Puisque l'étoile est très jeune, nos résultats montrent que les planètes géantes gazeuses peuvent se former dans les disques en seulement quelques millions d'années."

Des images ont pu être prises pour une dizaine d’exoplanètes et la planète en orbite autour de Bêta Pictoris (nommée "Bêta Pictoris b") a, de loin, la plus petite orbite. Elle est située à une distance de son étoile comprise entre 8 et 15 fois la distance Terre-Soleil, soit entre 8 et 15 unités astronomiques, ce qui correspond à peu près à la distance qui sépare Saturne du Soleil. La masse de l’exoplanète est équivalente à 9 fois celle de Jupiter. Elle a la bonne masse et se situe au bon endroit pour expliquer le gauchissement des parties intérieures du disque. Cette découverte présente certaines similitudes avec la prévision de l’existence de Neptune réalisée par Adams et Le Verrier au 19e siècle, à partir d’observations de l’orbite d’Uranus.


Source: ESO
Revenir en haut Aller en bas
http://nejatspace.nforum.biz
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Planètes extra-solaire ou Exoplanètes   Aujourd'hui à 3:19

Revenir en haut Aller en bas
 
Planètes extra-solaire ou Exoplanètes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 86 planètes extra solaires auscultées
» Trois nouvelles planètes dans le Système Solaire
» La Nasa étudie 28 missions potentielles en quête de vie extra-terrestre.
» Le James Webb Space Telescope pourrait voir les océans des exoplanètes
» Notre Galaxie compterait un milliard de planètes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPACE & PARANORMAL :: L'ESPACE-
Sauter vers: